Polices impériales

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L’Empire des polices. Comment Napoléon faisait régner l’ordre, Jacques-Olivier Boudon, Vuibert, 2017, 336 p., 21,90 E.

Dans ce beau livre, Jacques-Olivier Boudon dépasse le classique exercice de typologie. Informer et protéger le politique, en l’occurrence Napoléon lui-même, telle est la mission suprême des polices impériales.

L’empereur s’appuie sur des institutions anciennes telles que la préfecture de police de Paris qui succède à la lieutenance générale, et des institutions récentes comme la gendarmerie, créée en 1791, et le ministère de la Police générale, né sous le Directoire.

Pilotés par des hommes efficaces – Fouché, Savary, Dubois, Moncey -, ces services, placés au coeur même de la société, travaillent à maintenir autant que possible le calme dans l’Empire, s’appuyant sur les rapports des maires et des préfets pour connaître et contrôler une opinion publique de 44 millions d’habitants répartis dans 130 départements à l’apogée du régime.

L’un des intérêts principaux de l’ouvrage est de proposer des portraits d’hommes dans leur travail quotidien, à Paris et en province.

Les uns et les autres sont sans cesse mis en concurrence par Napoléon afin de mieux les dominer, au risque de générer des dysfonctionnements internes. L’Empire des polices témoigne du besoin de toute-puissance chez un chef d’État confronté à la fragilité d’un édifice dont il est la clé de voûte.

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