Entretien avec Melvin Tallier

Franck ABED

Franck Abed : Depuis des années, beaucoup parlent de l’union des droites ou de la droite. Quelles sont, selon vous, les conditions réelles et effectives qui pourraient permettre sa réalisation ?

Melvin Tallier : La première chose à faire, c’est définir ce qu’est aujourd’hui la droite et la gauche. Aussi, est-ce le mondialisme face au nationalisme ou bien seulement des groupes d’idéologies différentes qui se complaisent tous au mondialisme ? C’est à étudier en profondeur. Ensuite, je crois que nous nous devons de considérer l’intégralité des peuples de France, qu’ils soient de gauche comme de droite. En effet, tout comme les catholiques se doivent d’haïr l’Islam mais d’aimer les musulmans, j’ai à dire que la vraie droite nationale doit combattre le “gauchisme” (je comprends principalement et personnellement, dedans, le mondialisme) en aimant les gens de gauche. A partir de ce constat, la réalisation ne se fera qu’en mettant, chacun, notre ego de côté.

F.A :  Étant donné son inefficacité depuis des lustres, le combat électoral doit-il être encore mené ?

M.T : Je crois que le combat électoral est une perte de temps si l’on considère que l’objectif est de gagner. Cependant, même si je n’y crois plus personnellement, je continue de voter et de m’engager dans ces périodes-là car je pense que c’est une période propice à la communication nationale : montrer que l’on existe. C’est la ligne que nous avions choisie par ailleurs, dès 2016, avec le Général Didier Tauzin.

F.A : De nombreux Français regardent la Russie de Poutine avec bienveillance. D’autres disent que passer de la tutelle américaine à la russe ne présente aucun intérêt pour notre pays. Qu’en pensez-vous ?

M.T : La plupart de mes amis sont dans ce premier cas de figure. A contrario, je rejoins totalement les travaux et thèses de Pierre Hillard sur ce sujet et je conclurai en disant que la France ne doit et ne peut rayonner que par elle-même en retournant à la source-mère qui a fait sa grandeur.

F.A : La remigration est un slogan politique utilisé par différents partis et groupuscules politiques. N’est-ce pas une futilité politique qui rassure ? En effet, vouloir arrêter l’émigration massive en mettant des murs, des barbelés voire des soldats, ne présente aucune garantie de succès, si la source n’est pas tarie. Ces émigrés (clandestins ou non) viennent pour profiter d’un système économique supérieur à celui de leur pays d’origine. Ne faudrait-il donc pas les aider ou leur donner les moyens de développer leurs pays, en terme d’infrastructures (écoles, routes, entreprises, etc) sans retomber dans l’ingérence et la tutelle dominatrice ?

M.T : Je serai personnellement pour une politique de ré-émigration si dans 2-3 ans rien n’est fait pour stopper l’immigration massive et pour assimiler les populations non-naturalisées sur notre territoire. Toutefois, il ne faut pas non plus grossir les traits en revenant aux périodes les plus sombres de notre Histoire. Il est possible de faire cela sans barbelé, sans soldat, sans mur et sans violence, si tout cela est fait encore à temps. La première chose à faire est d’abolir la loi du 17 juillet 1984 qui institue une carte de résident de 10 ans renouvelable de plein droit : je considère cette loi comme une naturalisation cachée. Aussi, il est clair qu’il faut revoir les modes d’Instruction publique dans les banlieues : il suffit de voir qui sont les professeurs dans ces milieux pour comprendre pourquoi la haine des jeunes envers la France se développe aussi vite : l’idéologie communiste n’est pas morte. En second lieu, il est clair que si l’on veut défendre nos frontières, en prenant en compte l’évolution démographique de l’Afrique, nous ne pouvons pas nous défaire de ce continent : il va falloir y aller ! Première chose : sortie de l’OTAN et de l’UE pour ne plus être sous le joug de l’américano-mondialisme. Deuxième chose : coopération avec les pays d’Afrique et développement d’écoles de cadres pour développer les compétences : ce n’est plus aux blancs de rester sur le territoire Africain pour leur montrer la voie, c’est à eux de prendre leur avenir en main.

F.A : Que lisez-vous en ce moment et pour quelles raisons ?

MT : Actuellement, je suis en train de lire Osons dire la vérité à l’Afrique de Bernard Lugan (éditions du ROCHER). J’apprécie beaucoup cet auteur pour son travail de qualité et son véritable combat envers et contre la novlangue : les choses sont dites comme elles devraient l’être.

 

Propos recueillis par Franck ABED le 30 mai 2018

Saint-Antoine de Padoue est canonisé le 30 mai 1232 par le pape Grégoire IX



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